Marine — Eaux-fortes III
Poèmes saturniens (1866)
Paul VERLAINE (1844-1896)

L’Océan sonore
Palpite sous l’œil
De la lune en deuil
Et palpite encore,

Tandis qu’un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D’un long zigzag clair,

Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,

Et qu’au firmament,
Où l’ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement. 



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Marine — Eaux-fortes III est un extrait du livre "Poèmes saturniens (1866)" - CLE