La Loreleï - Traduction de Christophe LACAZE
Heinrich HEINE (1797-1856)

Dit et traduit par Christophe LACAZE.


Je ne saurais dire pourquoi ce conte des temps anciens 
Revient sans cesse à ma mémoire
Et me rend triste à ce point.

C'est entre chien et loup.
Le Rhin s'écoule en paix et la brise est fraîche.
Le sommet de la montagne s'irradie dans le soleil couchant.

Une vierge miraculeuse s'y tient magnifiquement,
Ses atours au vu de tous brillent au firmament.

Elle peigne ses cheveux d'or avec un peigne en or
Tout en chantant à l'infini une sibylline et envoûtante mélodie.

Un batelier naviguant dans son petit bateau 
N'en finit plus de la contempler et d'écouter ses mots.

Il ne voit même plus les récifs s'approcher,
Il n'a d'yeux que sur les hauteurs d'où les maux sont disséminés.

À la fin, je crois que les vagues engloutissent le petit bateau et le batelier.
Paix à son âme, il en est ainsi,
Le chant de la Loreleï a encore pris une vie. 

Texte traduit de l'allemand par Christophe LACAZE - CLE 2016 – © Tous droits réservés — copie et reproduction interdites.


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