Surimpression
Pointe Noire (2009)
Clarisse (1970)

Dit par Clarisse.

 

Mon éternel ma déroute mon éphémère
Ma voix plaintive sortie de pleine terre
Mon abandon mon abondance
Mon feu guerrier ma délivrance
Qui vibre libre d’allégeance
A l’approche du grand soir
Quand sonne étonnée l’heure noire
Ma côte d’ Adam sans Eve pourtant
Mon homme à gant mon onguent ganté
Jusqu’à plus faim
De toi je me prends m’éprends
Sans âge ni fond
Mon passant – non – mon amant
Mon homme rafale qui me dédale
Ne détale pas au premier tourment
Imprime-moi
Imprime ma bouche
Sur ta bouche
Imprime mon pouce
Sur ton pouce
Remonte oui remonte-moi
Montre-moi le temps de ton doigt
Tendu – là –
Qui se croise se décroise
Se défroisse au glissement
De ton émoi
Et moi j’entends le vent frêle
Qui serpente dans ton arbre
Serpente entre tes feuilles si
Bleues d’étonnement le tonnerre
De mon cœur gronde d’amour
Pour ta cambrure lande ma lande
Sous ta langue plie c’est
Comment dire, toute l’échancrure
De ma vie en toi
D’amour follement volant
Follement vivant ma racine
Mangeoire allongeons-nous
En bouche à bouche bée
De se reconnaître enfin



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Surimpression est un extrait du livre "Pointe Noire (2009)" - CLE